Connaître sa taille de bague discrètement
Pour connaître sa taille de bague en secret, deux pistes : une complice vous aide, ou vous mesurez une bague qu'elle porte déjà.
Dans sa boîte à bijoux se cache souvent la meilleure piste. Il suffit de quelques minutes pour mesurer la bague, puis de la remettre où vous l'avez trouvée. Faute de bague à emprunter, c'est une amie qui peut vous dépanner.
Connaître sa taille de bague sans lui demander
Sans éveiller ses soupçons, cinq méthodes fonctionnent. Le chiffre le plus sûr vient des deux premières.
1. Empruntez une bague. Selon ce bijoutier, c'est la méthode la plus sûre. Mesurez le diamètre intérieur d'une bague qu'elle met souvent. Veillez au bon doigt et à la bonne main. Souvent, de 1 à 2 tailles séparent la main forte de l'autre.
2. La déposer sur un baguier. Sur un baguier à imprimer, placez la bague empruntée. Quand le cercle est bon, il touche le bord intérieur du métal. Une carte bancaire suffit pour régler l'échelle si vous mesurez en ligne : l'écran du téléphone marche aussi.
3. En dessiner le contour. Sans règle disponible, dessinez au crayon fin le contour intérieur de la bague posée à plat sur une feuille blanche. Ce simple dessin suffit à un bijoutier pour lire la taille.
4. La tester sur votre main. Glissez-la sur votre petit doigt s'il s'agit d'une bague de femme. Votre pouce convient à une bague d'homme. Marquez au stylo l'endroit du blocage, une fois la bague enfoncée. Votre doigt sera ensuite mesuré là par le bijoutier.
5. Se trouver une complice. Il arrive qu'une amie, une soeur ou une cousine sache sa taille. Lors d'une sortie, elle peut aussi proposer un essayage de bagues sans en avoir l'air.
Nadia porte une bague à l'annulaire droit, et Marc l'emprunte un soir. Le diamètre intérieur lu est de 16,6 mm : d'après le tableau ISO des tailles, cela donne une taille 52. La demande, elle, se fera du côté gauche. D'où la marge d'une taille qu'il prévoit.

Ce qui fausse la mesure
Le diamètre intérieur, et non l'extérieur, doit toujours être lu. Avec l'épaisseur du métal, on gagnerait plusieurs tailles d'un seul coup. Placez la règle au centre de l'anneau, là où la largeur est la plus grande.
Une bague portée sur un autre doigt doit aussi vous alerter. Le tour d'un majeur ou d'un index diffère de celui d'un annulaire, même au sein d'une seule main. Rien à tirer d'une bague portée au pouce.
Inscrivez le chiffre aussitôt, sur votre téléphone par exemple. Ensuite, replacez la bague au même endroit, sans en changer le sens. Si la boîte à bijoux a été dérangée, cela se remarque plus qu'on ne le pense.
Il reste une astuce : nouer un ruban autour du doigt pendant son sommeil. Elle comporte un risque. Le fil se pose mal sur un doigt détendu ; un geste maladroit, et elle se réveille. Souvent, le résultat laisse à désirer.
Offrir une bague sans connaître la taille
Aucune bague, aucune complice ? Les moyennes servent de point de départ. D'après ce guide des tailles moyennes, une femme porte en général du 52 à 54 en Europe, et un homme du 60 à 62. En France, le 52 est le chiffre le plus fréquent chez une femme, porté à l'annulaire gauche.
Ses mains, vues au quotidien, donnent aussi des indices. Des articulations marquées pointent vers le haut de la fourchette ; des doigts fins vers le bas. Ce coup d'oeil n'a pas la valeur d'une mesure, mais il aide à décider.
Quand le résultat se situe entre deux tailles, retenez la plus grande. Le jour même, un anneau trop petit coince. Trop grand, l'anneau pourra être resserré plus tard. Pour la taille bague de fiançailles, les repères suivent la même logique.
Un atelier peut réduire ou agrandir la plupart des bagues. Après la surprise, donc, la mise à taille reste possible. En or ou en argent, un anneau lisse s'y prête le mieux.
Méfiez-vous des matières qui ne se retouchent pas. Aucune soudure n'est possible sur le bois ; le tungstène, trop dur, ne supporte aucune reprise. Ces bagues-là exigent une mesure exacte au moment de l'achat. Préférez un métal précieux, en cas de doute.
